• INRAA, 2 Rue Frères Oudek, Hacène Badi, El Harrach
  • March 2, 2024

 

700 plants de vétiver  ont été plantés, le mardi 14 novembre 2023, au niveau du barrage de Douéra, ceci  afin de lutter contre l’érosion des berges et limiter le problème de leur envasement.  Cette journée a vu la présence de l’INESG, représenté par M. Zellagui, du directeur du barrage de Douéra (ANTB)  M. Habib , et  de M. Zendouche et M.Larabi de l’INRF et aussi de Mme Ben Menni, Directrice du Jardin d’essai.

Cette opération de plantation  a vu l’implication importante des chercheurs de l’INRAA ;  M. Hafoudha, M. Arif et Mme Belamoudi, qui ont préparé les souches de vétiver et les ont ramené  depuis la station de recherche de Touggourt. Comme ils ont aussi  fourni une bonne quantité de racines de vétiver à saidal pour l’extraction son huile essentielle et son étude.

Par ailleurs, cet essai de plantation a été réalisé selon un protocole scientifique élaboré conjointement par les chercheurs de l’INRF, de l’INRAA, la DGF et du jardin d’essai.




En effet, le choix de la plante utilisée «  le vétiver » ou vétivers (Chrysopogon zizanioides (L.) Roberty, se justifie par son effet anti-érosion prouvé, grâce à son réseau racinaire dense et robuste qui se développe profondément dans le sol, qui agit favorablement pour la stabilité du sol et les terrains accidentés. Il offre une barrière naturelle efficace permettant de protéger les  berges et les cours d’eau ; contribuant ainsi à la préservation de ce type d’écosystème fluvial. En effet, le développement de cette plante xérique est bénéfique pour l’amélioration de la fertilité des sols; donc favorables à toute mise en culture.  Étant également  hydrophile, le vétiver est connu pour son pouvoir dépolluant des eaux souterraines.

Globalement, le vétiver offre des avantages significatifs pour la préservation des sols, des écosystèmes aquatiques et terrestres.

Introduit depuis 2007 en Algérie (station INRAA de Touggourt), le vétiver est qualifié de plante miraculeuse, qui peut donner jusqu’à 70 souches par plant et par an et surtout pour sa bonne adaptation « maximale ». Cette plante multiusages, devrait faire l’objet d’une  étude visant sa valorisation dans le secteur économique pour ses utilisations ;  dans le domaine de la  pharmacie,  en cosmétique,  pour la dépollution des eaux, et même comme fourrages.

FEDJER Zineb