L’Institut National de la Recherche Agronomique d’Algérie (INRAA), est placé sous la tutelle du Ministère de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche. Son statut juridique est celui d’un Etablissement Public à caractère Scientifique et Technologique (EPST). 

  • Contribuer à l’élaboration et l’exécution du programme pluriannuel de recherche ;
  • Promouvoir l’information scientifique et technique en diffusant les résultats de recherche à l’échelle nationale et internationale ;
  • Veiller à la valorisation et à la protection économique des droits de propriété intellectuelle des résultats de recherche obtenus par les chercheurs de l’institut ;
  • développer des partenariats entre l’institut et les opérateurs économiques nationaux du secteur agricole et agroalimentaire ;
  • Développer des projets d’entreprises innovantes à partir des résultats de recherche.
La direction de l’INRAA sise à Hassan Badi El Harrach

En période coloniale depuis 1944, la recherche agronomique était représentée par des services de l’expérimentation agricole. Après l’indépendance, et plus exactement en 1963, le centre algérien de recherche agronomique, sociologique et économique (CARASE) fut créé pour répondre aux attentes du pays en matière de recherche agronomique. La CARASE était composée de 7 stations et laboratoires et 18 domaines expérimentaux.

Machine coton à Hmadna de la période coloniale

Production du coton à Hmadna
Champs de coton à Hmadna

Le 11 avril 1966, l’Etat algérien crée l’Institut National de la Recherche Agronomique d’Algérie (INRAA),  placé sous tutelle du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, en vertu de l’ordonnance N°66 78. Son statut juridique était Etablissement Publique à caractère Administratif (EPA) composé de 04 structures : le centre national de la recherche agronomique (CNRA) avec ses 08 stations centrales, le centre national de la recherche zootechnique de Baba Ali (CNRZ) organisé en 05 stations centrales, le centre national de la recherche d’expérimentation forestière (CNREF) avec 07 stations centrales et enfin le centre national de la recherche en économie et sociologie rurale de Mahdi Boualem à Baraki (CNRESR) organisé en 02 stations centrales.

En 1974 certaines stations de l’INRAA furent transférées aux instituts de développement créés en cette époque avec leurs moyens humains et matériels (IDGC, IDCM, ITCI, INPV, INAF, IVV, IDOVI, IDEB, IDEE, INSA, IDPE, INRF).

En 1984, la composition de l’INRAA s’étend à d’autres régions du pays avec 03 stations expérimentales Centre, 04 stations expérimentales Ouest, 01 station expérimentale Est et 06 stations expérimentales Sud.

En 1986 d’autres stations expérimentales furent transférées au profit d’autres structures à l’instar des stations de Ain Skhouna, Saida, Guelma, Zéralda, jardin d’essai et Abadla au profit de  l’ITDAS, l’ITGC, INRF).

A partir de 1996, l’INRAA est devenu composé de 07 stations de recherche et 06 unités de recherche. A partir de 2000, une nouvelle politique de renforcement des infrastructures de l’INRAA a été mise en œuvre : transformation des unités de recherche en stations de recherche, projet de création de nouvelles stations (Sidi Aissa et Jijel), de la station de biotechnologies agricoles e et du laboratoire de production de semence de pomme de terre de Tiaret).

En 2004, l’INRAA a connu une transformation de son statut juridique, l’institution est passée à un Etablissement Public à Caractère Scientifique et Technologique par décret exécutif N°04 /419 du 20/12/2004.

Actuellement l’INRAA est organisée administrativement en 12 stations de recherche et scientifiquement en 12 divisions de recherche.

Organisation administrative